Le Pentagone lance le portail PURSUE : les archives UAP du gouvernement américain désormais accessibles à tous

Pour la première fois de l’histoire, le gouvernement américain met à disposition du public ses archives sur les phénomènes aériens non identifiés via un portail en ligne centralisé. Lancé le 8 mai 2026, PURSUE marque une rupture sans précédent dans la politique de transparence sur les UAP.

Le 8 mai 2026 restera comme une date charnière dans l’histoire de la divulgation gouvernementale sur les UAP. Ce jour-là, le Département de la Guerre américain a officiellement lancé le portail PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters), accessible à tous les citoyens via l’adresse war.gov/UFO, sans aucune restriction ni accréditation requise.

Une initiative interagences sans précédent

Cette plateforme inédite résulte d’une directive présidentielle de février 2026 et coordonne un ensemble impressionnant d’institutions : la Maison Blanche, le Bureau du directeur du renseignement national (ODNI), le Département de l’Énergie (DOE), l’AARO (All-domain Anomaly Resolution Office) du Pentagone, la NASA et le FBI. Selon TechCrunch, l’objectif affiché consiste à « localiser, examiner, déclassifier et publier en continu les documents gouvernementaux liés aux UAP ».

Le premier lot comprend 162 fichiers déclassifiés : 120 documents PDF, 28 vidéos et 14 images provenant de diverses agences. Parmi ces matériaux figurent des témoignages des missions Apollo 12 et 17, des rapports du FBI et des vidéos infrarouges récentes (2020-2026) d’observations militaires. Contrairement aux précédents « data dumps » concernant les archives JFK ou Epstein, PURSUE privilégie des publications échelonnées toutes les quelques semaines pour « offrir un cadre contextuel aux documents ».

Une réception scientifique mesurée

La communauté scientifique accueille cette initiative avec un mélange d’intérêt et de prudence. L’astrophysicien d’Harvard Avi Loeb, figure emblématique de la recherche sur les phénomènes inexpliqués, déclare que son équipe n’a trouvé « aucune preuve nécessitant une origine exotique ou extraterrestre » dans ce premier lot. L’administrateur de la NASA Jared Isaacman prône la transparence tout en restant « candide sur ce que nous savons être vrai ».

Les analystes sceptiques rappellent qu’un objet « non identifié » n’équivaut pas automatiquement à « extraterrestre » et soulignent que ces phénomènes pourraient résulter de technologies adverses avancées. Pour la communauté technologique, ces fichiers constituent avant tout un dataset potentiel pour l’entraînement d’intelligence artificielle.

Un succès politique bipartisan

Au Congrès, l’accueil est majoritairement positif. Le représentant Eric Burlison (MO-07) salue Trump comme « le président de la divulgation », tandis que la représentante Anna Paulina Luna, qui avait exigé 46 vidéos UAP spécifiques en mars 2026, attend leur publication dans les prochaines tranches. Cette initiative répond à des années de pression bipartisane depuis la création d’AARO en 2022.

Le Secrétaire à la Guerre Pete Hegseth promet une « transparence sans précédent », bien que des critiques émergent déjà concernant les caviardages persistants et l’absence des fichiers les plus sensibles dans cette première livraison.

Des domaines mystérieux en réserve

Un détail intriguant : en mars 2026, la Maison Blanche avait enregistré les domaines aliens.gov et alien.gov via le CISA, pendant une suspension officielle des nouvelles demandes .gov due à un laps de financement fédéral. Ces domaines restent inactifs, alimentant les spéculations sur leur usage futur. Interrogée, la porte-parole Anna Kelly répond aux journalistes par un laconique « Stay tuned! » accompagné d’un emoji alien.

Un précédent mondial en question

Selon The War Zone, cette première tranche ne révèle « rien de révolutionnaire », et les experts conseillent de « ne pas trop espérer ». Néanmoins, PURSUE établit un précédent structurel qualifié de « moment historique » et de « changement dans la transparence gouvernementale ».

Reste à voir si cette approche de publication progressive permettra effectivement de contextualiser les révélations à venir ou si elle constitue une stratégie de communication pour diluer l’impact de documents potentiellement plus sensibles. L’initiative pourrait également inspirer d’autres gouvernements dans la gestion de leurs propres dossiers sur les phénomènes inexpliqués.


Les commentaires sont fermés.
ENIGMA-RESOLVE