La représentante Anna Paulina Luna impose une échéance ferme au Département de la Défense pour livrer des preuves visuelles de phénomènes aériens non identifiés. Cette deadline cristallise les tensions autour de la transparence UAP, alimentées par les révélations explosives du député Tim Burchett sur des briefings classifiés qui pourraient « désintégrer le pays ».
Le compte à rebours est lancé. Dans moins de onze jours, le Pentagone devra remettre au Congrès américain 46 vidéos spécifiques de phénomènes aériens non identifiés (UAP), sous peine d’accusations formelles de dissimulation. Cette échéance du 14 avril 2026, fixée par la représentante Anna Paulina Luna, membre de la Task Force sur la déclassification des secrets fédéraux, marque un tournant dans la bataille pour la transparence UAP.
Une demande formelle aux contours précis
Dans une lettre datée du 31 mars et adressée au secrétaire à la Défense Pete Hegseth, Anna Paulina Luna cite des témoins affirmant que le bureau AARO (All-domain Anomaly Resolution Office) possède déjà ces enregistrements. Les vidéos réclamées incluent des objets observés près de sous-marins, des formations aériennes au-dessus de la Syrie et du Golfe Persique, ainsi qu’un incident survenu en 2023 au lac Huron impliquant la destruction d’un objet de forme octogonale.
Cette exigence s’inscrit dans un contexte où AARO examine actuellement plus de 2000 cas UAP selon la porte-parole Sue Gough, soit une augmentation d’au moins 400 cas depuis fin 2024. Paradoxalement, l’office n’a toujours pas publié son rapport annuel 2025, alimentant la frustration des défenseurs de la transparence.
Des révélations qui « mettraient le feu à la Terre »
Cette pression congressionnelle trouve son origine dans les déclarations fracassantes du député du Tennessee Tim Burchett, figure de proue de la transparence UAP. Selon ses propres termes, les briefings classifiés qu’il a reçus de « à peu près toutes les agences de l’alphabet » contiennent des informations si sensibles qu’elles feraient que « ce pays se serait désintégré » si elles étaient rendues publiques.
« Ces informations contiennent des noms, des dates, des personnes et des lieux », précise Burchett, ajoutant que si elles étaient divulguées, « les citoyens exigeraient des réponses ». Le député évoque un schéma troublant concernant les personnes ayant accès à ces secrets : « Ceux qui connaissent les détails meurent ou disparaissent ».
Un schéma inquiétant de disparitions
Les allégations de Burchett ne relèvent pas de la simple rhétorique. Depuis 2023, neuf cas de décès ou disparitions de scientifiques liés aux programmes aérospatials classifiés ont été recensés. Le général retraité William Neil McCasland, ancien commandant du laboratoire de recherche de l’Air Force à Wright-Patterson – installation historiquement liée au crash de Roswell – a disparu le 27 février 2026 sans téléphone ni lunettes.
Parmi les autres cas figurent Monica Jacinto Reza, ingénieure NASA co-inventrice d’un super-alliage classifié baptisé « Mondaloy », disparue en juin 2025, et Carl Grillmair, astrophysicien du Caltech lié à la NASA, assassiné en février 2026. Face à ces circonstances, Burchett a publiquement déclaré « Je ne suis pas suicidaire », évoquant des menaces potentielles.
L’ordre de déclassification de Trump à l’épreuve
Cette bataille congressionnelle s’inscrit dans le cadre plus large de l’ordre de déclassification signé par le président Trump en février 2026, établissant un compte à rebours de 300 jours pour que les agences produisent des documents déclassifiés relatifs aux UAP et aux extraterrestres. Un conseil de révision des dossiers UAP, similaire à celui créé pour les archives JFK, est prévu.
Cependant, le processus s’avère plus complexe que prévu. Malgré l’ordre présidentiel, la Marine a récemment refusé une demande FOIA pour 78 photographies UAP classifiées, illustrant les résistances bureaucratiques persistantes. Un responsable du Département de la Guerre indique qu’AARO travaille désormais directement avec la Maison Blanche pour coordonner la divulgation.
Un test de crédibilité décisif
L’échéance du 14 avril représente bien plus qu’une simple deadline administrative. Elle constitue un véritable test de la volonté réelle de l’exécutif en matière de transparence UAP. Si le Pentagone rate cette échéance – comme cela semble déjà acquis selon certaines sources –, cela déclenchera inévitablement de nouvelles accusations de dissimulation et pourrait compromettre la crédibilité du processus de déclassification dans son ensemble.
Dans ce contexte tendu, l’appel de Tim Burchett au président Trump pour une déclassification totale prend une résonance particulière. La question demeure : les promesses de transparence se concrétiseront-elles par des documents tangibles, ou déboucheront-elles sur de nouveaux reports ? La réponse, attendue dans les prochains jours, pourrait redéfinir le débat public sur les UAP aux États-Unis.