Nouveau témoignage BFRO à Ashland, Ohio : traces et « wood knocks » près d’une réserve naturelle

Le 15 mars 2026, un couple de randonneurs a rapporté des sons mystérieux de « coups de bois » dans une réserve naturelle de l’Ohio. Cette observation de classe B s’inscrit dans une vague d’activité cryptozoologique inhabituelle qui traverse l’État depuis plusieurs semaines.

Thomas Paulchell, professeur d’université, et son épouse n’oublient pas de sitôt leur randonnée matinale du 15 mars 2026 à l’Audubon Wetlands Preserve, près d’Ashland dans l’Ohio. Vers 10h30, alors qu’ils venaient de traverser une longue passerelle en bois surplombant un marais de quenouilles, le couple a distinctement perçu « deux à trois coups de bois forts » provenant de la forêt adjacente.

Un rapport de classe B dans un secteur déjà documenté

Ce témoignage, désormais classé « Classe B » par la Bigfoot Field Researchers Organization (BFRO), rejoint les cas impliquant des traces physiques ou sonores plutôt qu’une observation visuelle directe. L’enquêteur Matthew Moneymaker, fondateur de la BFRO et diplômé en droit de l’Université d’Akron, a effectué un examen de suivi révélant que la réserve se trouve à moins de 800 mètres du site d’un rapport « Classe A » de 2021. À cette époque, une femme avait déclaré avoir observé une grande silhouette de type Sasquatch se retirer dans les bois derrière une salle de sport.

Selon Moneymaker, les deux zones sont connectées par des corridors naturels le long de la Jerome Fork River, créant un environnement propice aux déplacements discrets. Les sons de « wood knock » sont d’ailleurs fréquemment rapportés près des points d’accès restreints comme les ponts, suggérant une utilisation tactique de ces structures par d’éventuelles créatures.

L’Ohio dans l’œil du cyclone cryptozoologique

Cette observation s’inscrit dans une période d’activité inhabituelle pour l’État de l’Ohio. Entre le 6 et le 9 mars 2026, un cluster de rapports Bigfoot a émergé le long du Headwaters Trail, une ceinture verte boisée reliant les petites villes de Mantua, Garrettsville et Windham dans le comté de Portage. Le cryptozoologue Jeremiah Byron du Bigfoot Society Podcast qualifie cela de plus grande « flap » depuis les années 1970.

Les chercheurs cartographient désormais ce qu’ils appellent un « mouvement en tenaille » : une grande silhouette noire de trois mètres suivie au nord près de Newton Falls d’un côté, et une créature brun-rougeâtre progressant vers le sud en direction du West Branch State Park le long du corridor de la rivière Mahoning de l’autre. Si cette théorie se confirme, il pourrait s’agir d’une migration classique de groupe familial utilisant les cours d’eau comme couverture.

Les « wood knocks » : communication ou coïncidence ?

Les sons de percussion sur bois constituent l’un des phénomènes les plus débattus dans la recherche sur le Sasquatch. Les partisans de l’hypothèse cryptozoologique y voient un système de communication sophistiqué. « Les coups fournissent un signal acoustique à faible effort et à grande portée à travers la forêt », expliquent certains chercheurs. Un seul coup percutant net se transmet plus loin que de nombreuses vocalisations et peut être localisé approximativement par les récepteurs.

Selon cette théorie, les coups de bois forts simples, parfois couplés à un cri, pourraient constituer un « êtes-vous là ? » interespèces. La partie percussive servirait à la fois de ponctuation et de confirmation d’appartenance à l’espèce, distincte des autres animaux vocalisant dans la forêt.

L’hypothèse de la confusion avec l’ours noir

Cependant, la communauté scientifique reste sceptique. Jeremy Bruskotter, professeur à l’École d’Environnement et de Ressources Naturelles de l’université d’État de l’Ohio, estime qu’« il est extrêmement probable que les gens qui ‘voient’ Bigfoot ne font en fait que mal identifier des animaux sauvages ».

Cette hypothèse trouve un écho dans les recherches du scientifique des données Floe Foxon, publiées en 2023 dans le Journal of Zoology. Son analyse statistique révèle un lien fort entre les rencontres Bigfoot rapportées et les populations d’ours noirs à travers les États-Unis et le Canada. En moyenne, une observation Bigfoot se produit pour environ 900 ours dans une zone donnée, même après prise en compte de la population humaine et de la taille du territoire.

Une énigme persistante

Alors que les rapports continuent d’affluer dans l’Ohio rural, la question demeure : assistons-nous à une vague d’observations d’une espèce inconnue, ou à une série de méprises avec la faune locale ? Les « wood knocks » d’Ashland, facilement reproductibles selon les sceptiques mais intégrés dans un pattern géographique cohérent selon les enquêteurs, illustrent parfaitement cette tension entre croyance et science qui caractérise le phénomène Bigfoot depuis des décennies.


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