Au moins dix scientifiques américains travaillant sur les phénomènes aériens non identifiés et l’énergie nucléaire ont mystérieusement disparu ou sont décédés depuis 2023. L’administration Trump vient d’annoncer l’ouverture d’une enquête fédérale sur ces cas troublants, alimentant les théories d’un possible cover-up lié aux programmes secrets.
Une série de disparitions et de décès suspects secoue la communauté scientifique américaine spécialisée dans les recherches sensibles. Depuis mi-2023, au moins dix scientifiques impliqués dans les programmes UAP (Unidentified Aerial Phenomena) et les recherches nucléaires ont disparu ou sont morts dans des circonstances troublantes, poussant l’administration Trump et le FBI à ouvrir officiellement une enquête.
Le cas McCasland, révélateur d’un timing suspect
Le dernier cas en date concerne William Neil McCasland, ancien major-général ayant dirigé le Laboratoire de recherche de l’Air Force à Wright-Patterson. Sa disparition le 27 février 2026 intervient de manière particulièrement suspecte : quelques jours seulement après l’annonce par Donald Trump, sur Truth Social, de son intention de déclassifier toutes les informations relatives aux UAP.
McCasland, qui a occupé des fonctions de direction au Pentagone, connaissait intimement les programmes classifiés menés sur la base de Wright-Patterson, épicentre historique des recherches américaines sur les objets volants non identifiés depuis le Projet Blue Book (1947-1969). Cette base de l’Ohio est depuis longtemps soupçonnée d’abriter des recherches gouvernementales secrètes, notamment sur les matériaux supposés de Roswell.
Une vague de disparitions inexpliquées
Les enquêteurs fédéraux ont identifié un « cluster » troublant : au moins six morts ou disparitions liées au réseau aérospatial classifié ont été rendues publiques précisément au moment où la directive présidentielle du 20 février entrait en vigueur. Ce timing interroge d’autant plus que Trump a signé un ordre exécutif ordonnant à toutes les agences fédérales de déclassifier leurs dossiers sur la vie extraterrestre et les UAP.
« Le rythme des morts contre le rythme des annonces de divulgation » préoccupe certains analystes, qui notent qu' »près de deux mois après que le Président ait ordonné la publication de tous les dossiers ovnis, le schéma de morts ne s’est qu’accéléré ».
Une enquête officielle lancée
Face à cette situation, Donald Trump a qualifié ces affaires de « pretty serious stuff », espérant publiquement qu’il ne s’agit que de coïncidences. Le Comité de surveillance de la Chambre des représentants a annoncé qu’il enquêterait sur l’ensemble de ces décès et disparitions.
L’ordre présidentiel de déclassification a déjà activé des réunions interagences pour déterminer comment l’AARO (All-domain Anomaly Resolution Office), l’armée et d’autres départements de défense pourraient publier des photos et informations hautement classifiées liées aux rapports UAP.
Le scepticisme des experts
Malgré l’inquiétude officielle, plusieurs spécialistes expriment de « forts doutes » sur l’existence d’un véritable complot. Le sociologue médical Robert Bartholomew y voit un exemple d’apophénie – la tendance humaine à percevoir des liens significatifs dans des événements non liés.
La professeure Jen Golbeck de l’Université du Maryland tempère : « Chaque année, on pourrait prendre un groupe de ces cas et les nommer comme quelque chose de sinistre si on le voulait. » Les experts rappellent que 18 000 personnes travaillent à Los Alamos et 5 000 au JPL, rendant statistiquement normale la mort de plusieurs personnes liées à ces centres de recherche.
Questions ouvertes sur la déclassification
L’affaire soulève des interrogations fondamentales sur les liens entre transparence gouvernementale et sécurité des témoins potentiels. Si ces disparitions relèvent effectivement de la coïncidence statistique, l’enquête officielle devrait rapidement le démontrer. Dans le cas contraire, elle pourrait révéler l’existence de programmes d’une sensibilité insoupçonnée.
L’administration Trump se trouve ainsi confrontée à un défi inédit : mener à bien sa promesse de déclassification tout en protégeant les acteurs de cette révélation. L’issue de cette enquête pourrait déterminer l’avenir même de la politique de transparence américaine sur les phénomènes aériens non identifiés.