La deadline du 14 avril 2026 est passée sans réponse du Département de la Défense, qui devait remettre au Congrès 46 vidéos spécifiques de phénomènes aériens non identifiés. Cette impasse survient alors que des élus dénoncent des disparitions suspectes de scientifiques impliqués dans la recherche UAP.
Le bras de fer entre le Congrès américain et le Pentagone autour de la transparence UAP vient de franchir un nouveau palier. Anna Paulina Luna, présidente de la Task Force de déclassification des secrets fédéraux, avait fixé au 14 avril 2026 une échéance ferme pour obtenir 46 vidéos spécifiques de phénomènes aériens non identifiés. Cette deadline est désormais dépassée, sans aucune réponse des autorités militaires.
Dans une lettre adressée le 31 mars au secrétaire à la Défense Pete Hegseth, Luna avait détaillé sa demande : des enregistrements d’objets sphériques, en forme de cigare, de type « Tic Tac », des véhicules transmedium et notamment des incidents survenus au-dessus du lac Huron en 2023. Selon Jeremy Corbell, journaliste spécialisé dans les UAP, il aurait personnellement visionné la majorité de ces fichiers.
Un silence institutionnel révélateur
Après l’échéance manquée, Luna n’a pas mâché ses mots : « Personne du Pentagone n’a répondu, c’est bien commode », a-t-elle déclaré. En réaction tardive, le Département de la Guerre a finalement affirmé qu’AARO (All-domain Anomaly Resolution Office) travaillait avec la Maison Blanche pour préparer des documents UAP « jamais vus auparavant ».
Cette temporisation intervient dans un contexte où l’administration Trump avait pourtant annoncé, le 19 février 2026, sa volonté de diriger personnellement la divulgation de fichiers gouvernementaux sur la vie extraterrestre. Un engagement matérialisé par l’enregistrement des domaines alien.gov et aliens.gov le 18 mars, malgré un gel officiel des nouvelles demandes de domaines .gov.
Des révélations explosives selon Tim Burchett
Le député républicain du Tennessee Tim Burchett, figure de proue de la transparence UAP au Congrès, a livré des déclarations particulièrement alarmantes. Selon lui, les briefings classifiés qu’il a reçus de « pratiquement toutes les agences alphabétiques » contiennent des informations qui « auraient mis la Terre en feu » et feraient que le pays « se désintégrerait » si elles étaient rendues publiques.
Plus troublant encore, Burchett affirme que « les personnes qui connaissent les détails meurent ou disparaissent ». Une allégation qui prend une dimension dramatique à la lumière d’une série récente de disparitions et de décès touchant des scientifiques liés à la recherche aérospatiale classifiée.
Une série de disparitions préoccupante
Le général McCasland, âgé de 68 ans et ancien commandant du laboratoire de recherche de l’Air Force à Wright-Patterson, a disparu le 27 février 2026, soit quatre jours seulement après l’annonce de divulgation de Trump. Les emails Podesta de 2016 le mentionnaient comme ayant des « connaissances de première main » sur les UAP.
Cette disparition s’ajoute à une liste inquiétante : l’astrophysicien Carl Grillmair du Caltech, spécialiste de la recherche sur l’eau exoplanétaire, a été tué à son domicile le 16 février 2026. Le physicien Nuno Loureiro, directeur du centre de fusion du MIT, a été assassiné le 15 décembre 2025. L’ingénieure aérospatiale Monica Reza, co-inventrice du super-alliage Mondaloy pour fusées et proche collaboratrice de McCasland, avait déjà disparu en juin 2025.
Burchett évoque au total « 6 à 10 cas » formant une « grappe » liée au même réseau de recherche aérospatiale classifiée, et dénonce l’obstruction active des agences de renseignement dans son enquête.
AARO face à l’inexpliqué
Parallèlement, l’All-domain Anomaly Resolution Office continue d’étendre son périmètre d’investigation. L’organisme examine désormais plus de 2400 cas UAP, contre 2000 fin 2025, avec l’intégration récente des données du nouveau module de rapport de la FAA destiné aux pilotes civils. Sur ce total, 171 cas demeurent officiellement inexpliqués.
Jon Kosloski, directeur d’AARO, reconnaît l’existence de cas « vraiment anomaux » qu’il ne parvient pas à comprendre malgré son expertise en physique et ingénierie. Un système de capteurs prototype baptisé « Gremlin » a été déployé sur un site de sécurité nationale pour une collecte de données sur 90 jours.
L’épreuve de vérité
Cette impasse autour des 46 vidéos constitue un test crucial pour la crédibilité du processus de transparence congressionnelle. Les marchés de paris affichent désormais 16% de probabilité pour une confirmation officielle de l’existence d’êtres extraterrestres avant 2027, avec un volume d’échanges de 17 millions de dollars.
Entre promesses politiques et résistances institutionnelles, entre disparitions suspectes et révélations annoncées, le dossier UAP américain semble atteindre un point d’inflexion. La question n’est plus seulement de savoir ce que cache le gouvernement, mais pourquoi certains semblent prêts à tout pour que ces secrets ne soient jamais révélés.