Une employée de Citgo a rapporté une observation de ‘Classe A’ d’un Sasquatch près de Westlake, en Louisiane, le 14 avril 2026. Matthew Moneymaker, fondateur du BFRO, a personnellement enquêté sur ce témoignage qu’il juge particulièrement crédible, soulevant des questions fascinantes sur l’adaptation potentielle de primates bipèdes aux écosystèmes marécageux.
Les eaux troubles des bayous louisianais viennent d’alimenter une nouvelle fois les débats cryptozoologiques. Une observation de Sasquatch classée ‘Classe A’ par le Bigfoot Field Researchers Organization (BFRO) a été rapportée près de Westlake, à proximité des rivières Houston et Calcasieu West Fork. Ce qui distingue cette observation des milliers d’autres répertoriées, c’est l’implication directe de Matthew Moneymaker, fondateur du BFRO et personnalité vedette de l’émission ‘Finding Bigfoot’, qui a qualifié le témoin d’« employée de Citgo très crédible et intelligente ».
Un témoin jugé fiable par les spécialistes
Moneymaker, considéré comme « le chasseur de Bigfoot le plus en vue d’Amérique » mais aussi une figure controversée de la cryptozoologie, a personnellement enquêté sur cette observation. Depuis la création du BFRO en 1995, il s’est illustré en démontrant plusieurs canulars, notamment le faux « corps de Bigfoot de Géorgie » en 2008 et plus récemment les prétendues « restes de Bigfoot » de Charles ‘Snake’ Stuart en 2025. Cette approche critique renforce paradoxalement la crédibilité qu’il accorde au témoignage louisianais.
L’observation a généré un intérêt médiatique local considérable et suscité des témoignages supplémentaires de résidents de la région, suggérant une activité inhabituelle dans cette zone marécageuse.
L’hypothèse de l’adaptation aquatique
Moneymaker avance une théorie intrigante pour expliquer cette observation : « Les Sasquatchs de cette partie du pays sont souvent vus pataugeant dans les marécages et forêts inondées ». Il suggère que la chasse en eau profonde pourrait être avantageuse pour un primate bipède de grande taille, une hypothèse qui trouve un écho surprenant dans les recherches scientifiques actuelles.
Les études sur la bipédie des primates révèlent que tous les primates pratiquent occasionnellement cette locomotion dans la nature. Plus fascinant encore, certaines espèces comme le Nasique de Bornéo dans les marais à mangroves et le Bonobo dans les forêts périodiquement inondées du Congo présentent des tendances bipèdes plus marquées en milieu aquatique. Au moins 10% des primates actuels interagissent avec des environnements aquatiques, et des espèces comme l’Allen’s swamp monkey d’Afrique centrale sont spécifiquement adaptées aux milieux marécageux.
Un écosystème propice aux légendes
La Louisiane possède une riche tradition de créatures cryptides des marécages, notamment le « Honey Island Swamp Monster » ou « Sasquatch Cajun » (La Bête Noire en français cajun), signalé depuis les années 1960 dans les marécages de St. Tammany Parish. Les 12 000 kilomètres carrés de marécages du pays Cajun offrent un habitat dense de cyprès chauves couverts de mousse espagnole, particulièrement propice aux récits cryptozoologiques.
Le bassin d’Atchafalaya, plus grand que les Everglades, héberge une biodiversité exceptionnelle avec 65 espèces de reptiles et 250 espèces d’oiseaux, créant un environnement où l’inattendu semble possible.
Le défi scientifique de la cryptozoologie
La cryptozoologie, fondée dans les années 1950 par Bernard Heuvelmans et Ivan T. Sanderson, fait face au scepticisme académique en raison de l’absence de méthodes scientifiques uniformes. Les études génétiques récentes, comme celle de Brian Sykes de l’Université d’Oxford en 2014, ont analysé 30 échantillons de « poils de yéti » et conclu que la plupart provenaient d’espèces connues, bien que deux échantillons himalayens aient montré des correspondances ADN troublantes avec un ours polaire du pléistocène.
En France, des expéditions comme ‘Sasquatch 2004’ menées par Eric Joye ont tenté d’appliquer une méthodologie rigoureuse pour étudier les hominidés reliques supposés en Amérique du Nord, illustrant les efforts pour scientifiser cette discipline controversée.
Questions ouvertes sur l’évolution
L’observation louisianaise soulève des questions fascinantes sur l’adaptation des primates aux environnements aquatiques. La « Théorie du Primate Aquatique », bien que controversée, suggère que l’adaptation à des environnements semi-aquatiques pourrait expliquer l’évolution de la bipédie humaine. Les environnements marécageux facilitent effectivement la bipédie en soulageant le poids corporel, une observation qui pourrait éclairer d’un jour nouveau les témoignages cryptozoologiques des régions humides.
Que l’on croie ou non à l’existence du Sasquatch, cette observation illustre la richesse des questionnements scientifiques que soulève la cryptozoologie sur l’évolution, l’adaptation et la biodiversité de notre planète.