Le 8 mai 2026, le Pentagone a ouvert les portes de ses archives les plus secrètes. Plus de 170 fichiers déclassifiés, couvrant huit décennies d’observations inexpliquées, sont désormais accessibles au public via la plateforme PURSUE. Ces dossiers OVNI du gouvernement américain révèlent des incidents allant de la mission Gemini 7 en 1965 aux eaux grecques en 2023, sans qu’aucune analyse officielle n’accompagne les documents bruts.
Le magazine Time a réalisé une analyse exhaustive du contenu mis en ligne sur war.gov/UFO. Le site a enregistré plus d’un milliard de visites mondiales depuis son lancement. Le président Trump avait annoncé cette publication dès le 17 avril 2026, concrétisant ainsi une promesse de campagne sur la transparence gouvernementale.
Gemini 7 : l’annotation manuscrite qui intrigue
Parmi les cas les plus commentés figure l’incident du 5 décembre 1965. Frank Borman, astronaute de la mission Gemini 7, signale alors un « bogey à 10 heures » accompagné de « centaines de petites particules » visibles à plusieurs miles du vaisseau. Son coéquipier Jim Lovell décrit un « corps brillant dans le soleil contre un fond noir avec des trillions de particules ».
L’élément troublant réside dans une note manuscrite ajoutée au rapport officiel de la NASA. Celle-ci mentionne explicitement « observation OVNI par Borman ». Les astronautes ont pourtant maintenu qu’il s’agissait de débris du booster. Néanmoins, l’utilisation du terme militaire « bogey » continue d’alimenter les interrogations des chercheurs. Les dossiers FBI classent d’ailleurs 1965 comme « l’année du plus grand nombre d’observations OVNI » à l’échelle mondiale.
Des virages à 90 degrés au-dessus de la mer Égée
Les documents couvrent également des incidents récents. La vidéo la plus commentée provient de Grèce. Filmée le 27 octobre 2023, elle montre 2 minutes 57 secondes de séquences infrarouges capturées au-dessus de la mer Égée. Le rapport associé (référencé DOW-UAP-PR34) décrit un objet volant près de la surface de l’océan.
Cet objet effectue de multiples virages à 90 degrés à environ 80 miles par heure. Un incident similaire survient deux jours plus tard : un objet circulaire se dirige alors vers la terre. En janvier 2024, un troisième rapport documente un objet en forme de diamant se déplaçant à 434 nœuds (800 km/h). Ce dernier reste détectable uniquement via capteur infrarouge à ondes courtes. Les analystes indépendants identifient ces virages brusques comme une caractéristique des « five observables » définis par les spécialistes des UAP.
Les pilotes de la Marine au cœur de la médiatisation
Les vidéos capturées par des pilotes de la Marine américaine génèrent le plus grand intérêt médiatique. La deuxième vague de publication, diffusée le 22 mai 2026, contient 64 nouveaux fichiers. Parmi ceux-ci figurent des séquences infrarouges de rencontres dans le Commandement central américain entre 2018 et 2023.
Une vidéo de 2022 montre plusieurs objets sphériques entrant et sortant de l’eau près d’un sous-marin. Un rapport d’officier du renseignement daté de 2025 décrit des « orbes orange » observés pendant plus d’une heure. L’officier déclare être « virtuellement sans voix ». Par ailleurs, une séquence de 2023 documente un F-16 abattant un objet au-dessus du lac Huron, possiblement un ballon amateur. La plupart des enregistrements proviennent de capteurs infrarouges montrant des objets blancs se déplaçant dans l’air.
Un cylindre doré au-dessus de l’Atlantique en 1947
Les archives remontent jusqu’aux premières années de l’ère moderne des observations. En août 1947, un avion de ligne Pan American effectue un vol entre Gander, à Terre-Neuve, et New York. L’équipage croise alors un cylindre doré de 15 pieds de long. Ce rapport figure parmi les plus anciens documents déclassifiés.
Les fichiers proviennent de sources civiles, commerciales et militaires. Cependant, le gouvernement les a publiés tels quels. Aucune clarification ni explication n’accompagne les témoignages bruts. Le porte-parole Sean Parnell a annoncé le 19 mai que d’autres documents sont en cours de traitement. Des publications sont prévues toutes les quelques semaines dans le cadre du programme PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters).
Réactions scientifiques contrastées et prudence officielle
Les réactions de la communauté scientifique restent mitigées. Certains chercheurs affirment que de nombreux fichiers demeurent ambigus ou potentiellement explicables par des artefacts de caméra, des ballons ou des témoignages non fiables. Le sceptique Mick West suggère que certaines images triangulaires pourraient résulter d’un effet bokeh.
De plus, le Pentagone et les scientifiques mainstream indiquent qu’il existe peu de preuves soutenant les théories de visites extraterrestrèmes. Le rapport AARO 2024 n’a d’ailleurs trouvé aucune preuve d’existence extraterrestre. En revanche, l’administrateur NASA Jared Isaacman a salué l’effort de transparence.
Ces dossiers représentent avant tout des cas non résolus pour lesquels le gouvernement ne peut pas déterminer définitivement l’origine. L’absence d’analyse officielle laisse le champ libre aux interprétations. Toutefois, cette transparence inédite marque un tournant dans la politique gouvernementale américaine sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. Les prochaines publications permettront d’affiner notre compréhension de ces incidents qui, depuis huit décennies, défient les explications conventionnelles.
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