Le 22 mai 2026, le Département de la Guerre américain a rendu publics 64 nouveaux dossiers relatifs aux archives UAP déclassifiées. Ces documents incluent des vidéos militaires, des rapports couvrant plusieurs décennies et des enregistrements audio issus de missions NASA. Cette publication s’inscrit dans une série de divulgations engagées par l’administration Trump depuis le printemps 2026.
Deuxième vague de déclassification : 64 dossiers sur la table
Le 22 mai 2026, le Département de la Guerre américain a mis en ligne 64 nouveaux dossiers UAP. Selon le média guatémaltèque Prensa Libre, cette publication constitue la deuxième vague d’un programme de transparence lancé début mai. La première série, datée du 8 mai 2026, portait sur 161 fichiers. Ensemble, ces deux lots forment un corpus documentaire de grande ampleur, dont la diversité des supports — vidéos, rapports textuels, captations audio — distingue cette déclassification des précédentes publications américaines sur le sujet.
Ce mouvement s’inscrit dans le programme PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters), lancé par décret présidentiel en février 2026. L’administration Trump a fait de la transparence sur les phénomènes aériens non identifiés un axe de communication explicite. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a affirmé un engagement à une transparence accrue. Il a précisé que 40 % des phénomènes rapportés manquent d’explication raisonnable et restent non résolus, selon les déclarations officielles rapportées dans les recherches complémentaires.
Le contenu des archives UAP déclassifiées : vidéos, rapports et audios NASA
Les 64 dossiers couvrent plusieurs décennies d’incidents non élucidés. Parmi les éléments les plus notables figurent des vidéos captées par des unités militaires, des rapports opérationnels historiques et des enregistrements audio réalisés lors de missions spatiales NASA. Ces derniers incluent notamment des échanges issus des missions Gemini 7 (1965), au cours desquelles l’astronaute Frank Borman a signalé un objet non identifié à Houston, ainsi que des captations liées aux missions Apollo 12, 16 et 17, selon les informations des recherches complémentaires.
En revanche, Prensa Libre ne détaille pas le contenu précis des 64 dossiers. L’article souligne leur portée potentielle pour la compréhension publique et scientifique des UAP, sans affirmer que ces documents apportent des réponses définitives. Dès lors, il convient de distinguer ce que cette déclassification établit — la réalité d’observations documentées par des militaires et des agences fédérales — de ce qu’elle ne prouve pas encore : l’origine ou la nature des phénomènes observés.
Le site war.gov/ufo : un portail qui mobilise des millions d’internautes
Par ailleurs, le portail officiel war.gov/ufo, lancé le 8 mai 2026 pour héberger ces publications, a enregistré plus de 1,7 milliard de visites mondiales depuis son ouverture. Ce chiffre, issu des recherches complémentaires, témoigne d’un intérêt mondial massif pour ces divulgations. Il illustre aussi la portée internationale de démarches qui touchent des incidents impliquant des agences américaines — NASA, Pentagone, CIA, FBI — mais dont les observations concernent des espaces aériens et des zones potentiellement partagés avec d’autres nations.
Ainsi, la Directrice du Renseignement National Tulsi Gabbard a décrit un programme multiagence coordonné de déclassification. Ce cadre institutionnel confère à cette deuxième vague une légitimité administrative plus affirmée que les publications ponctuelles des décennies précédentes.
Une troisième vague déjà publiée : le rythme s’accélère
Cependant, les événements ont depuis progressé. Une troisième vague de déclassification a été publiée le 12 juin 2026, portant sur 72 éléments supplémentaires, dont 53 documents, 10 images, 6 vidéos et 3 enregistrements audio. Selon les recherches complémentaires, ce lot intègre notamment 209 observations d’orbes verts, de disques et de boules de feu signalés à proximité d’installations militaires. Un rapport du Dr. Jon Kosloski, directeur de l’AARO (All-domain Anomaly Resolution Office), daté du 5 juin 2026, décrit par ailleurs une structure qualifiée d’orbe-mère orange lançant des orbes rouges plus petites. Cette formulation reste une description d’observation rapportée, pas une conclusion sur la nature du phénomène.
En outre, le 21 juin 2026, l’administration Trump a créé un UAP Governance Board accompagné d’un UAP Science Advisory Council. L’astrophysicien d’Harvard Avi Loeb y figure comme conseiller scientifique. Cette structuration institutionnelle marque un changement de méthode : le gouvernement américain ne se contente plus de publier des archives, il organise désormais un cadre d’analyse scientifique formalisé.
Ce que ces publications prouvent — et ce qu’elles laissent ouvert
Ces déclassifications établissent plusieurs faits documentés. Les agences fédérales américaines ont collecté, pendant des décennies, des observations de phénomènes aériens non identifiés. Ces observations proviennent de sources militaires et scientifiques disposant d’instruments de mesure fiables. Elles ont été classifiées, donc jugées suffisamment sensibles pour ne pas être rendues publiques à leur époque.
En revanche, ces archives ne tranchent pas la question de l’origine des phénomènes. Elles documentent des observations, pas des explications. Selon Pete Hegseth, 40 % des cas rapportés restent sans explication raisonnable à ce jour. C’est précisément cette part irrésolue qui justifie la création de structures scientifiques pérennes, capables d’analyser ces données de façon systématique. La transparence documentaire constitue une première étape nécessaire. L’analyse rigoureuse de ces archives reste, elle, entière.
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